Pendant 13 ans, Olivia Moore a eu un travail normal. Et 3 enfants. Et un mari. En 2011, elle décide de tout gâcher en devenant humoriste.
Élevée sur les hauteurs de Saint Cloud - ville succédané de Versailles - la natalité en moins, les pentes vertigineuses en plus, Olivia a longtemps parfaitement observé les codes de son
biotope :
— Faire couple avec un homme ambitieux
— Etre cadre dans une multinationale
— Inscrire ses héritiers à des activités extrascolaires multiples en vue d’en faire des êtres parfaitement « détendus intelligents équilibrés » (Sylvie Joly).
En 2010 elle fait un burn out, En 2015 elle divorce. Et comme la plupart des gens qui se sont reproduits, elle relève chaque jour le défi de conserver physiquement et mentalement ses enfants d’un seul tenant jusqu’à leur majorité. Depuis, elle disserte : En 2012, elle crée le spectacle Mère Indigne, qu’on aurait pu sous titrer « charge mentale et dépassement de soi ».
En 2013, elle sort le livre Sois mère et tais-toi, éditions Leduc.s – sous titré fort élégamment « les enfants sont parfois un peu plus cons que prévu », une lecture très adaptée au burn out parental. En septembre 2018, elle crée le spectacle Égoïste sur le Grand Amour... de soi. Le pitch était bien, le spectacle moins, elle l’a donc réécrit intégralement depuis. Sans changer l’affiche en revanche, car, disons-le, elle est canon. En octobre 2018, elle sort son deuxième livre, Culpafuck !, éditions Fleuve : un manifeste anti culpabilité pour arrêter de se
sentir merdique. La quête d’une vie en somme.