Saison 2025/2026
Les nouvelles productions lyriques de cette saison reflètent la complexité des œuvres, des êtres et des temps, mais aussi notre Idéal de liberté.
Quel plus bel exemple que celui d'Antonia Bembo, compositrice vénitienne du XVIIIe siècle, qui trouva le courage de fuir un mari violent, à Venise, pour se réfugier en France ? La mise en scène de son opéra Ercole amante constitue une première mondiale sous la direction de Leonardo Garcia Alarcón, tandis que Netie Jones révèle toute la modernité de cette oeuvre baroque.
Autre événement de taille : Satyagraha, premier opéra de Phillip Glass à entrer au répertoire de l'Opéra de Paris, sous la direction de Ingo Metzmacher.
L'espoir d'un monde nouveau s'incarne bien sûr dans la Tétralogie qui se poursuit cette saison avec La Walkyrie et Siegfried de Richard Wagner, toujours dans la mise en scène de Calixto Bleite et sous la direction musicale de Pablo Heras-Casado.
S’il est une artiste qui connait le prix de la liberté, c'est Shirin Neshat, plasticienne iranienne qui vit aux Etats-Unis. Elle met en scène Aida de Verdi, sous la direction de Michele Mariotti et Dmitry Matvienko. Ralph Fiennes fait lui aussi sa première incursion dans la mise en scène lyrique en montant le chef-d'œuvre de Tchaïkovski, Eugène Onéguine, sous la direction de Semyon Bychkov et Case Scaglione.
La saison de danse, dessinée par José Martinez, se lit comme une ode à la liberté tant l'ouverture y est reine. Pas moins de quatre créations contemporaines s’invitent sur la scène du Palais Garnier, par les chorégraphes Imre et Marne van Opstal, Marcos Morau, Morgann Runacre-Temple et Jessica Wright ainsi que Micaela Taylor, qui font tous leurs débuts à l'Opéra de Paris.
Parmi les six entrées au répertoire figurent aussi bien Mats Ek et Trisha Brown que d'autres générations venues de tous horizons comme Annabelle López Ochoa, Christopher Wheeldon, Mthuthuzeli November ou David Dawson.
Alexander Neef