Dès le 2 juin, la Nef se transforme en une vaste scène contemporaine : le Grand Palais d’été revient pour une deuxième édition ambitieuse et résolument pluridisciplinaire, célébrant la création sous toutes ses formes ! Théâtre, danse, concerts, performances : pendant deux mois, le Grand Palais devient le lieu d’expériences partagées, de découvertes et de grandes célébrations. Artistes français et internationaux investissent la Nef avec des pièces inédites et des spectacles réinventés spécialement pour cet écrin unique.
À l'issue de certaines représentations, les soirées After Nef prennent le relais sous la verrière : concerts, DJ sets et cartes blanches musicales prolongent l'énergie des spectacles dans une ambiance festive.
La magie se poursuit aussi avec Ciels, l’œuvre lumineuse du collectif Visual System, qui sublime la verrière d’une création visuelle monumentale. Un projet rendu possible grâce au mécénat de la Fondation ENGIE.
Nouveauté cette année : les samedis matin s’ouvrent à la danse avec les ateliers gratuits Grand Mouvement. Aux côtés des artistes invités, vous prenez part à un élan commun porté par l’énergie de la saison.
Plusieurs temps forts s’inscrivent dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, mettant à l’honneur des dialogues artistiques et culturels qui traversent les territoires et les imaginaires des deux rives.
Plurielle, accessible et résolument vivante, la saison estivale Grand Palais d’été vous invite cette année encore à partager l’art autrement, au cœur de Paris.
Hilma af Klint
Expositions
6 mai - 30 août 2026
Du mardi au dimanche de 10h à 19h30
Nocturne le vendredi jusqu’à 22h
Fermeture exceptionnelle les 7 juillet de 10h à 14h et 14 juillet
Son œuvre a bouleversé la chronologie de l’art moderne. Pour la première fois en France, découvrez l’univers visionnaire de Hilma af Klint (1862-1944), pionnière de l’abstraction longtemps restée dans l’ombre. De ses grandes compositions à ses œuvres secrètes, son art mêle couleurs, formes et symboles avec une audace fascinante.
Formée à l’Académie royale des Beaux-Arts de Stockholm, Hilma af Klint mène une double vie artistique : une pratique figurative conforme aux attentes de son époque ; et dans le secret, une production radicalement avant-gardiste, nourrie par la théosophie et le spiritisme, explorant harmonie cosmique et forces invisibles.
Dès 1906, bien avant Kandinsky ou Malevitch, elle crée des compositions audacieuses, où couleurs vives, formes géométriques et motifs organiques annoncent les grands courants de l’art moderne. Spirales, cercles et faisceaux témoignent d’une liberté totale de création et confèrent à ses peintures une dimension universelle et intemporelle.
À cette occasion, le Grand Palais et le Centre Pompidou présentent son grand œuvre : le cycle des Peintures du Temple (1906 1915), dont la série monumentale Dix Plus Grands. L’exposition met également en lumière les multiples sources de son inspiration (ésotérisme, art populaire, culture scientifique) et interroge le rôle longtemps méconnu des femmes dans l’histoire de l’art moderne.
Première exposition monographique en France, cet évènement révèle aussi un destin hors norme. Hilma af Klint avait choisi de garder ses œuvres abstraites cachées, en les faisant sceller pendant vingt ans après sa mort. Il faut attendre 1986 et l’exposition The Spiritual in Art à Los Angeles pour que son œuvre soit enfin révélée au grand public.
Une occasion rare de faire connaissance avec une artiste qui, en avance sur son temps, transcende les frontières entre art, science et spiritualité.